Le déclin de la biodiversité

 

Partout dans le monde, nous observons un important déclin de la biodiversité. Ce phénomène touche la plupart des groupes biologiques dans tous les écosystèmes. Selon un article publié en 2009 dans la revue « Nature », 21% des espèces de mammifères, 12% des oiseaux, 29% des amphibiens et 70% des plantes sont en danger de disparition. Les activités humaines sont responsables de ce déclin accéléré. Les principaux facteurs sont les suivants :
 

  • la destruction et la fragmentation des habitats.
    Exemple : urbanisation, déforestation, remembrement agricole
     
  • la surexploitation des ressources naturelles.
    Exemple : pêche industrielle, surexploitation des forêts, etc.
     
  • l’introduction d’espèces exotiques envahissantes.
    Exemple : introduction de la coccinelle asiatique pour la lutte biologique
     
  • la pollution et le réchauffement climatique.
    Exemple : activités industrielles et consommation des énergies fossiles (pétrole, gaz, etc.)

 

 

 

Et en Wallonie ?

Le déclin de la biodiversité s’observe très nettement chez nous aussi. D’après les indicateurs de l’environnement wallon (2014), 31 % des espèces animales et végétales sont menacées de disparition et près de 9 % ont déjà disparu. L’état de conservation des habitats est lui aussi globalement défavorable pour la majorité d’entre-eux.

En milieux agricoles, la régression des populations d’oiseaux est révélatrice de ce déclin, avec une chute de 45 % des effectifs en près de 30 ans. Des espèces autrefois communes comme la perdrix grise, l’alouette des champs ou le bruant proyer sont aujourd’hui en forte régression. Il en va de même pour d’autres milieux et d’autres groupes biologiques comme les insectes (p. ex. les abeilles), les reptiles ou les poissons. C’est pourquoi il est urgent de préserver la biodiversité. Fort heureusement, des solutions existent !

Pour en savoir plus :
L'état de l'environnement wallon
La biodiversité en Wallonie