Quelles solutions ?

 

Pour une transition vers une agriculture durable, il est nécessaire de réduire ces impacts de manière à concilier la production agricole avec la préservation de l’environnement. Les préoccupations environnementales sont à présent pleinement intégrées dans la législation et la Politique Agricole Commune. En Wallonie, les relations agriculture et environnement sont structurées en quatre niveaux :

 

  • Le niveau 1 correspond aux normes légales à respecter (punissable au sens pénal si non-respect).
    Exemple : interdiction d’utiliser de l’atrazine (pesticide interdit en Europe depuis 1994).
     
  • Le niveau 2 correspond à la conditionnalité, c'est-à-dire les bonnes conditions agricoles et environnementales et aux exigences réglementaires en matière de gestion (retrait partiel ou total des aides si non-respect).
    Exemple : obligation de maintenir les particularités topographiques du sol (p. ex. talus d’un chemin) ou une bande tampon de 6 m le long des cours d'eau.
     
  • Le niveau 3 correspond au respect des trois conditions du verdissement (retrait partiel ou total du paiement vert si non-respect).
    Exemple : interdiction de labourer des prairies permanentes en dehors du ratio régional autorisé.
     
  • Le niveau 4 correspond au système volontaire des Méthodes Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC). Elles s’inscrivent dans une démarche volontaire impliquant un effort supplémentaire qui va au-delà des trois autres niveaux. Elles privilégient différentes techniques comme par exemple :

    - les itinéraires techniques à bas niveaux d’intrants (pesticides et engrais)
    - la lutte biologique
    - les aménagements en faveur de la biodiversité
    - les dispositifs de lutte contre l'érosion
    - l’autonomie fourragère
    - des modes d’exploitation plus extensifs (fauche tardive, faible charge en bétail)
    - …