Quels impacts ?

 

L’agroenvironnement consiste à limiter les impacts de l’agriculture intensive par des pratiques agricoles
préservant les ressources naturelles et la biodiversité

 

Les relations agriculture et environnement sont apparues dans le contexte de l’intensification de l’agriculture qui s’est développée depuis les années 1960 au début de la Politique Agricole Commune. Si les activités agricoles ont créé et entretenu une mosaïque de milieux et de paysages, cette intensification a occasionné ces dernières décennies des impacts négatifs sur l’environnement (l'eau, les sols, la biodiversité, le climat). Ces enjeux environnementaux constituent les principaux axes du Programme wallon de Développement Rural.
 

L’agriculture belge : performantemais intensive 

L’agriculture belge est performante, comme en témoignent ses rendements élevés en comparaison avec les autres pays européens. En effet, la Belgique est en tête de classement en termes de rendement de céréales totales (les céréales pour le grain) et de poids moyen des carcasses de bovins adultes (Commission européenne, 2014).

La comparaison avec les Etat membres est également révélatrice du caractère intensif de nos systèmes agricoles. La Belgique est dans le « top 5 » des plus grands consommateurs de pesticides en Europe (Programme wallon de Réduction des Pesticides, 2013). En Wallonie, la quantité d’azote minéral appliqué sur les sols agricoles est presque deux fois plus élevée que la valeur moyenne européenne (Indicateurs Clés de l’Environnement Wallon, 2014).

Pour en savoir plus :
Les indicateurs agroenvironnementaux de la Commission européenne

 

L’eau

L'usage fréquent des nitrates et des produits phytosanitaires (les pesticides) contamine les eaux de surface et les eaux souterraines dont la qualité se dégrade. Après les nitrates, les pesticides (à usages agricole et domestique) constituent le deuxième facteur de dégradation des eaux souterraines. Les substances actives et leurs produits de dégradation s’accumulent dans les nappes phréatiques.

Pour en savoir plus :
L'état de l'environnement wallon
Nitrawal
Phyteauwal et le Comité Régional Phyto
Adalia

Le sol

L’évolution de l’agriculture a amplifié le phénomène d’érosion des sols qui génère, en plus de la perte nette de terres fertiles, une dégradation de la qualité des sols, une baisse des rendements agricoles et d’importants problèmes de coulées boueuses impactant les citoyens et les infrastructures rurales. En 60 ans, ce phénomène d’érosion a causé une perte de 20 cm de sol dans les zones étudiées.

Pour en savoir plus :
L'état de l'environnement wallon
La cellule GISER

La biodiversité

L’intensification a conduit à une perte de biodiversité résultant de la fragmentation du paysage et de la destruction des habitats ainsi que des petits éléments du paysage (haies, arbres, mares, etc.) qui constituent le milieu de vie pour la faune et la flore sauvage. Certains groupes biologiques sont particulièrement affectés, comme les oiseaux agricoles dont les populations ont diminué de 45 % en 30 ans.

Pour en savoir plus :
L'Etat de l'Environnement wallon
L'évaluation des états de conservation des habitats et des espèces

Le climat

D’après l’Agence wallone pour le Climat (2014), l’agriculture est responsable de 13 % des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). Parmi ces GES, le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) sont essentiellement d’origine agricole.

Pour en savoir plus :
L'état de l'environnement wallon
L'Agence wallone pour le Climat
La FAO et le réchauffement climatique
Dossier "Agriculture, réchauffement climatique et agroenvironnement"