Suivi des bandes paysagères

 

Composées de fleurs des prés ou de céréales accompagnées de fleurs des champs, les bandes paysagères visent principalement à embellir nos campagnes. Chaque année, un échantillon de ces aménagements est suivi afin d’évaluer si leur objectif paysager est atteint.

Méthodologie

  • Echantillon : Durant les mois de juin et juillet 2015, un échantillon de 106 bandes paysagères appartenant à 25 agriculteurs (69 bandes à fleurs des prés de 16 agriculteurs et 37 bandes à fleurs des champs de 9 agriculteurs) a été suivi. Les bandes ont toutes été engagées récemment : en 2013 ou 2014 pour les fleurs des prés et 2015 pour les fleurs des champs.
     
  • Localisation : toute la Wallonie (voir carte: bandes à fleurs des prés en rouge et à fleurs des champs en bleu)

  • Méthode et indicateurs : Différents indicateurs de réussite ont été relevés : la pertinence de la localisation, l’abondance de fleurs semées et la présence de chardons et rumex. Afin de pouvoir relever tous ces indicateurs, un deuxième passage a été effectué fin août sur les bandes à fleurs des prés qui étaient déjà fauchées lors de la première visite. Les bandes ont été évaluées selon trois classes de réussite : réussie, moyennement réussie et échec.

Résultats

72 bandes paysagères ont pu faire l’objet d’une évaluation de leur réussite (50 bandes à fleurs des prés et 22 bandes à fleurs des champs). Les 34 restantes étaient mal implantées (autre objectif ou non-engagées). Sur les 72 bandes évaluées, 30 sont réussies, 9 sont moyennement réussies et 33 sont en échec. Les résultats détaillés sont repris dans le tableau ci-dessous. En 2015, le taux de réussite des bandes paysagères était en baisse par rapport aux années précédentes.

Les causes d’échec sont :

  • Mauvaise localisation : Une bande mal localisée est soit trop peu visible depuis un point de passage, soit située à un endroit trop ombragé ou humide.
     
  • Présence d’adventices problématiques : Les adventices jugées problématiques d’un point de vue agronomique sont les rumex et les chardons. Une bande est en échec lorsqu’au moins une de ces espèces est trop fréquente pour être traitée au pied par pied ou en localisé.
     
  • Pas ou peu de fleurs semées : Il est généralement associé à de mauvaises conditions de semis, une exposition trop ombragée ou, pour les bandes à fleurs des prés, une concurrence trop forte de graminées compétitrices (ray-grass, houlque…).

Les bandes moyennement réussies ne sont pas concernées par une des causes d’échec citées ci-dessus, mais :

  • Pour les bandes à fleurs des prés : les fleurs ne sont pas suffisamment présentes pour avoir un impact paysager significatif.
     
  • Pour les bandes à fleurs des champs : au moins une espèce de messicole semée est présente en abondance, mais la densité en céréales de la bande est insuffisante.

Dans le cas des bandes à fleurs des prés, la principale cause d’échec est une mauvaise localisation des bandes. Généralement, les fleurs sont bien présentes et les aménagements sont réussis d’un point de vue agronomique. Par contre, elles sont considérées comme étant en échec car elles ne sont pas visibles depuis un point de passage. L’objectif paysager n’est donc pas atteint.

Dans le cas des bandes à fleurs des champs, la majorité des échecs est dû à un problème agronomique (peu de messicoles semées et/ou rumex et chardons trop abondants). Ce type d’aménagement fera l’objet d’un suivi attentif dans les années à venir.